Tartag et Gaïd Salah se disputeraient le contrôle de la transition

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Publié le 31 mars 2019

Le conflit entre Gaïd Salah, chef d’Etat-major de l’armée et Athmane Tartag, ministre-conseiller à la Présidence en charge de la Direction des Services de Sécurité (DSS) organe du renseignement, semble prendre un nouveau tournant. A l’issue d’une réunion tenue samedi au siège de l’Etat-major de l’armée algérienne, Gaïd Salah avait annoncé de nouvelles concessions pour répondre aux attentes du mouvement populaire du 22 février. Ces concessions consistent en la prise en compte, en plus de l’article 102 de la constitution,  des articles 7 et 8 comme base de la résolution de la crise dans laquelle se débat l’Algérie. L’article 7 énonce que « le peuple est la source de tout pouvoir » et l’article 8 se réfère au  pouvoir constituant du peuple. Mais voilà ce qui aurait pu être une bonne nouvelle ne l’est malheureusement pas, et est devenu très vite une source d’inquiétude.  Dans son allocution Gaïd Salah avait fustigé, sans citer leurs noms, des « individus connus » qui se seraient réunis samedi (c’est-à-dire au cours de la même journée) en vue de torpiller le plan de sortie de crise conçu par l’Etat-major de l’armée. Qui sont ces individus ? Chourouq TV aurait avancé les noms de Tartag, les frères Bouteflika, Toufik et même une partie « française ».  On ne peut donner foi à l’ensemble de ces informations que de toute façon il est impossible de vérifier. Mais comme le conflit entre l’Etat-major et la DSS, anciennement DRS est un secret de Polichinelle, tout porte à croire  que le torchon brûle entre Gaïd Salah et Tartag. Ce dernier semble avoir manœuvré pour empêcher la mise en œuvre de l’article 102 de la constitution permettant la destitution de Bouteflika pour cause de maladie grave. Tartag aurait agi ainsi pour promouvoir l’option du général Zeroual.  Dans une contribution intitulée « Appel aux Algériens patriotes » parue sur le site électronique TSA, Chabane Boudemagh ex-colonel du DRS, avait plaidé pour une transition en dehors du cadre constitutionnel, jugeant que celui-ci était dépassé.  Sur les réseaux sociaux des rumeurs ont couru dans la nuit du 30 au 31 mars disant que des forces spéciales de la gendarmerie avait été dépêchées à Alger depuis Biskra pour procéder à l’arrestation du groupe qui s’était réuni autour du chef de la DSS.  Au-delà de la difficulté à démêler le vrai du faux, ce qui doit retenir l’attention, c’est que deux clans du pouvoir réel cherchent à s’imposer par population interposée. La situation étant devenue délicate, la vigilance est donc de mise.

Larbi Graïne

 

 

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Cet article a 1 commentaire

  1. Ce sont tous des vampires. Pour cela il faut un changement radical. Tout les responsables de l’état Algérien sans exception.

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