Attaques contre Rachad à Place de la République: l’ombre de la police politique

Je vous livre mes observations sur les supposées agressions de Rachad à Paris, place de la République où se tient chaque dimanche le rassemblement de la diaspora algérienne pour soutenir le Hirak en Algérie. Pour m’y être rendu d’une manière très régulière, et ce depuis deux mois, je peux donc en témoigner. Ce qui se remarque d’emblée quand on approche la protestation algérienne dans la capitale française, c’est le fait qu’elle est disséminée entre plusieurs tribunes. Or la place, régulièrement investie par des mouvements d’opposition d’autres pays, laissait auparavant voir des protestations s’exprimer sous un même chapiteau.

Cela dit, il y a eu toujours dans cette agora des gens dont les nerfs sont prêts à craquer à chaque déclaration qui ne soit pas de leur goût. Les différents intervenants ont parfois du mal à tenir tête à un auditoire très dynamique mais néanmoins turbulent. Parfois des prises de parole maladroites ou non préparées, provoquent des réactions passionnées du public. Il arrive qu’une allocution trop longue d’un membre de l’auditoire dégénère en querelle vite apaisée par la sagesse et le tact dont font preuve les animateurs. J’ai constaté curieusement que toutes les tribunes (à l’exception de Double rupture) parviennent à gérer leur public. Comment expliquer alors ces incessantes accusations contre Rachad qui émanent toujours du même acteur ? Certes, comme je le disais, des personnes interviennent parfois, non sans agressivité, pour rejeter l’opinion de quelqu’un en train de s’exprimer au micro. Double rupture , lui aussi, en a fait les frais.

L’ombre de la police politique algérienne

Très probablement, Double rupture est manipulée par la police politique algérienne. Cette dernière est connue pour ses agissements souterrains y compris en immigration. Elle fera tout pour neutraliser le soutien de la diaspora au peuple algérien. L’étiquette de « mouvement démocratique » qui commence à être accolée au Hirak insupporte au plus haut point le régime d’Alger. A ses yeux le qualificatif d’« islamiste » est le seul de nature à faire basculer le rapport de force en sa faveur. N’étant pas parvenu à faire taire un mouvement d’une ampleur considérable, présent dans l’ensemble de l’Algérie, le pouvoir algérien tente d’exploiter la place parisienne plus facile à gérer dans un contexte de confinement sanitaire qui a fait diminuer la force de la mobilisation. Les autorités d’Alger entendent ainsi « manager » quelques petits mètres carrés sur lesquels s’assemblent quelques centaines de personnes pour brouiller l’image des millions qui battent le pavé à travers tout le pays. Affaire à suivre…

Larbi Graïne

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